12/11/2007
Défense de cracher par terre et de parler breton
10:25 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, breton, Breizh
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Commentaires
Pfff, c'est un mensonge, une manipulation politique et identitaire cette affiche. Elle n'a jamais existé, elle a en plus été fabriqué par un groupuscule d'extrême-droite... Bravo les références...
http://pagesperso-orange.fr/fanch.broudic/articles/interdit.parler.html
Ecrit par : DJIDJI | 20/11/2007
Monsieur,
Vous prétendez que cette affiche serait un faux. Nous demandons à nos correspondants de poursuivre l'enquête menée par Fanch Broudic.
Nous tenons à souligner la répression faite à l'usage de la langue bretonne à l'école, comme en ont avéré les faits.
Je peux attester personnellement, pour l'avoir entendu de la bouche de mon grand-père, que l'usage du breton était interdit dans les écoles de la République en Bretagne dans les années 1900.
Le traitement que le maître infligeait à l'élève surpris à parler breton à l'école était le "symbole": non seulement on lui accroche le symbole (un sabot) au cou, mais "si l'enfant n'a pas réussi avant la fin de la classe à dénoncer quelqu'un d'autre, il le traîne sous le préau et lui fait épeler l'écriteau : Défense de cracher et de parler breton".
Avec nos sincères salutations
Ecrit par : Henri Baillavoine | 20/11/2007
Monsieur
Je note plusieurs erreurs (ou malvaillances ?) dans votre article :
1) Vous ethnicisez un fait social: vous présentez les Bretons en tant que victimes des Français. Or il ne s'agit pas d'une interdiction française contre les bretons, mais d'une interdiction de la bourgeoisie (parisienne mais aussi bretonne) envers l'ensemble de la population paysanne (française donc bretonne).
2) Toujours dans le domaine de la victimisation : Vous semblez isoler la Bretagne comme si la Bretagne avait été la seule région de France à avoir subit ces interdictions. Or l'ensemble de la population paysanne (bérrychonne, picarde, francillienne...) a subit ce genre d'interdiction.
3) "LE" breton n'a jamais été interdit en tant que tel. Il y avait une série de dialectes bretons et romans, différents d'un village à l'autre, qui ont été interdit à l'école. Mais la langue bretonne, en tant que telle, n'existait plus depuis bien longtemps.
4)Vous n'indiquez pas le contexte de ces interdictions : L'école gratuite et obligatoire, du plus pauvre paysan au plus riche petit bourgeois. C'est un noble objectif qu'il faudrait rappeler lorsque l'on parle d'interdiction des dialectes.
Enfin Fanch Broudic est incontestablement un défenseur de la culture bretonne ; mais entre la défense légitime d'un patrimoine culturel et la manipulation politique et identitaire, il y a un pas que Fanch Broudic ne franchit pas.
Bien à vous
Ecrit par : DJIDJI | 20/11/2007
Monsieur,
Je répondrai brièvement car nos lecteurs et amis risqueraient de se lasser.
1) Oui, les Bretons ont été spoliés, étouffés, submergés, par les Français, l'état français, la langue française. Le jacobinisme parisien n'en est que le summum.
2) Non, je ne victimise pas les Bretons, je parle au nom de tous les peuples victimisés par la France. Un ami Catalan m'a un jour montré une photo. Elle représentait le mur d'une école, un vieux mur, d'une vieille école aujourd'hui démolie. Il y était écrit, en grosses lettres noires: "Défense de parler patoit".
3) Faux. La langue bretonne, comme toutes les langues, présentaient plusieurs parlers locaux. Tous ces dialectes ont été unifiés en KLT, et l'on parle maintenant un breton "peurunvan", totalement unifié ou écriture « zh », le digramme "zh" ayant été pris comme symbole de la réunification nationale du vannetaise et des autres dialectes (Breizh = Bretagne)
4) La disctinction que vous introduisez entre le petit paysan pauvre et le fils de bourgeois riche est en dehors du sujet
Quant à Fanch Broudic, il a une opinion, celle que le breton est en train de mourir. Ce n’est pas la mienne. Nous n’avons pas forcément la même façon d’entrevoir la suite des choses pour la Bretagne, mais nous avons tous deux envie d’en faire quelque chose.
Ecrit par : Henri Baillavoine | 22/11/2007
Je ne voudrais pas lasser vos lecteurs (ou vous-même), mais vos lecteurs n’apprécieraient, sans doute, pas que vous ne leur apportiez qu’une information partielle (et partiale) . Je vous écris aussi rapidement car cette façon de communiquer par « commentaires » n’est pas appropriée.
1) Faux. Il est sans doute agréable de se complaire dans la victimisation, mais il n’y a jamais eu aucun crime français envers les Bretons. Les Bretons, dans leur ensemble et depuis qu’ils sont français, ont toujours participé de leur plein gré à l’Etat français, à son système et à ses valeurs. Pour faire bref : il y a plus de Bretons qui soient mort pour la France que contre elle...
2) Je ne conteste pas l’interdiction des patois. Ce que je dis c’est que la bourgeoisie « catalane », comme la bourgeoisie bretonne, soutenait cette interdiction au profit du français. Il ne s’agit dons pas là d’une oppression des Français sur les « Catalans » et les Bretons mais d’une question sociale (bourgeoisie >< paysannerie). Ce que je dis aussi c’est que cette interdiction de parler patois s’appliquait également aux français « ethniques » : ceux du Berry, de Picardie… Il n’y a donc pas de dimension spécifiquement anti-bretons ou anti-catalans ; ni de dimension particulièrement pro-français.
3) Le breton KLT a été unifié pour al première fois en 1908 (par des personnalités au passé sulfureux), soit bien après l’instauration de l’Education Nationale. (Il existait un breton juridique « unifié » auparavant, mais il a disparu, de mémoire, au 11ème siècle). Il n’y a donc, comme je disais au précédent commentaire, pas une interdiction spécifique à la LANGUE bretonne mais à l’ensemble des patois (breton, germanique d’oïl ou d’oc) qui recouvraient l’entierté du territoire français sans acharnement particulier sur l’un ou l’autre dialecte.
4) Je voulais simplement, et c’est ce qu’il y a de plus important (!), rappeler le contexte : une éducation gratuite et obligatoire pour tous dans une optique de promotion social et d’égalité des chances. C’est un noble objectif qu’il faut souligner. Bien plus noble que celui des obscurantistes qui préféraient maintenir les villageois dans l’ignorance de la langue nationale et donc de leurs droits élémentaires
Ecrit par : DJIDJI | 22/11/2007
Pour en revenir à Fanch Broudic, j'ajouterais qu'utiliser des apocryphes comme ce panneau et sans rappeller le contexte de l'époque me semble malhonnête et contraire à la défense de la langue bretonne.
Ecrit par : DJIDJI | 22/11/2007
Des tonnes d'écrits ont été publiés sur les sujets que vous soulever. Il ne me reste plus qu'à vous inviter à acheter une bibliothèque complète.
1) Le premier crime fut l'annexion de la Bretagne, d'abord par le traité du Plessix Macé, puis, puis surtout l'annexion pure et simple faite lors de la nuit du 4 août 1789, par la République Française.
Extrait: Pourtant, lors de la nuit du 4 août, dont la préparation revient au Club Breton (le président de la séance est Le Chapelier, député de Rennes), les députés bretons du Tiers acceptent, gênés et avec des réserves malgré tout, de renoncer aux libertés bretonnes, alors qu'ils avaient reçu la charge " d'employer leur zèle pour (les) maintenir et les conserver " (sénéchaussées de St-Brieuc, de Dinan, etc...). Les députés du clergé, eux, refusent cet abandon. A vrai dire, seul, le député de Lorient Delaville Le Roulx (né en Berry) déclare pouvoir, sans aucune réserve, " déposer nos privilèges entre les mains de la Nation ". Ce même député intervient aussi pour réclamer la suppression des privilèges de la Compagnie des Indes, ce qui ruinera complètement, après 1790, l'activité du port du commerce de sa ville (dont les installations seront ainsi récupérées par la Marine militaire).
Je vous accorde donc que c'est par la traîtrise de l'un de ses enfants que la Bretagne fut rattachée à la France.
Lorsque vous dites "Pour faire bref : il y a plus de Bretons qui soient mort pour la France que contre elle... " je ne sais pas si vous mesurez le caractère ignominieux de votre reflexion. Oui, nombre de bretons sont morts pour la France, et n'ont pas à en rougir. Nombre de fusilliers-marins bretons sont morts à Ypres, pour la Belqique et sont honorés en Flandre.
2) Je vous accorde que la bourgeoisie bretonne, catalane, irlandaise ou belge se sont comportés comme des pignoufs.
3) Allez parler d'autonomie à un Berrichon??? Vous confondez "nation" et "terroir".
4) Le fait que le KLT ait été la première tentative ne vous autorise pas à décréter que cette réussite ait été le fait de "personnalités au passé sulfureux". C'est toujours la vieille histoire des Bretons Nazis que vous voulez ressortir?
Votre thèse est celle de Françoise Morvan. Donnez donc la référence de l'ouvrage de cette dame: LE MONDE COMME SI ; NATIONALISME ET DERIVE IDENTITAIRE EN BRETAGNE
Ecrit par : Henri Baillavoine | 23/11/2007
Au sujet de cette affiche "Défense de cracher par terre et de parler breton", Monsieur Djidji m'avait demandé mes sources.
Son accusation était très claire. Je cite Monsieur Djidji: "Elle n'a jamais existé, elle a en plus été fabriqué par un groupuscule d'extrême-droite... Bravo les références..."
Je donne donc aujourd'hui mes sources (ci-dessous):
Agence Bretagne Presse
www.agencebretagnepresse.com/
Depeche : Quimper/Kemper le 7/11/07
Source : ABP
De notre correspondant: Angèle JACQ
Interdit de parler breton ou de cracher par terre
A ti ar vro Kemper, jusqu'au 16 novembre.
Découvrir cette exposition c'est faire un saut de trois mille ans dans un passé qui nous livre le voisinage des mots qui ont voyagé avec leurs
locuteurs depuis les steppes du confins de l'Inde jusqu'aux rives de la Manche et de l'Atlantique. Au fil de leur émigration vers - et à travers - le continent européen, les mots ont évolué mais gardé des cousinages étonnants. Les découvrir, c'est découvrir nos racines au sens strict du terme. Les vicissitudes et les répressions que notre langue a dû affronter pour être encore là, et être toujours décidée à exister contre vents et marées.
Afin de ne pas déflorer le sujet et laisser à toux ceux qui voudraient encore passer par cette exposition de grande qualité, œuvre de «Preder», citons cette analyse d'un universitaire, mise en exergue : « L'idée que le breton serait un descendant direct du gaulois est revenu
périodiquement sur le devant de la scène au cours du 19 ième et 20 ième siècle. C'est une idée force de l'idée anti-bretonniste : c'est le
cheval de bataille de qui ne voient dans l'identité bretonne qu'une forme de l'identité française, la Bretagne étant seulement plus
celtique que les autres provinces françaises puisqu'elle a gardé l'idiome ancestral. L'idéologie bretonniste a elle aussi nourri des
positions peu scientifiques. Cette querelle annonce deux courants culturels bretons de l'époque moderne : les courants loyaliste et
nationaliste. »
L'exposition - gratuite - est à visiter jusqu'au 15 novembre prochain.
Elle vaut le détour. Aussi prévoir environ 1 h 30 afin de bien en faire le tour, découvrir les fabuleux parcours historiques, comparer les mots
bretons d'aujourd'hui avec ceux d'hier ; les mots utiliser dans le passé comme maintenant par d'autres peuples européens que ces langues
soient peu ou grandement répandues : on s'aperçoit alors que parler des langues indo-européennes n'est pas un vain mot et que les Européens sont frères.
Télécharcher l'affiche grand format « Interdit de parler breton ou de cracher à terre » [Voir le site]
Angèle Jacq est une écrivain bilingue. Elle a publié "Les braises de la liberté", les "Légendes de Bretagne" et "Le voyage de Jabel"," Ma
langue au chat", "Il n'avait que leurs mains" et "Un brassard et des sabots"
Ecrit par : Henri Baillavoine | 25/11/2007
On peut discuter sans fin du passe mais la realite est la: aujourd'hui autant qu'hier (meme si c'est de maniere plus sournoise) la France decourage l'usage du breton (et des autres langues de peuples autochtones non francais).
Que doivent faire les Bretons? Regagner leur independance volee en 1532. Ils auraient ainsi un bel avenir devant eux , ainsi que leur langue. en France ils ne peuvent que moisir.
Tout le reste est de peu d'improtance. Laissons les Francais discuter de ce qu'ils veulent entre eux et reconstruisons notre pays entre nous.
Ecrit par : Gwen | 03/12/2007
Breizhiz, kouezhomp d'an daoulin, hag hep fallgaloni, pedomp Jezuz da gemer truez ouzh hor Bro-ni. breizh diskaret, ur piled nebeutoc'h a skedo; War aodoù ar c'hoarnaouog na tenval e vezo! Breizhiz, pedomp a galon ma vro, adsavet Breizh en he c'haer,evel gwechall, gant he yezh hag he feiz!
Ecrit par : Breizh digabestr! | 03/12/2007
Ya, Breizh ha Feiz !
Ecrit par : Henri Baillavoine | 03/12/2007
Chers amis,
Vous confondez bretagne et Basse-bretagne. La bretagne ne fut jamais majoritairement bretonnante et la régression de la langue bretonne a débutée au XIe siècle. Et le français fut officiel en bretagne avant le reste du royaume.
La répression du breton ne permis pas de réduire la langue bretonne mais c'est paradoxalement alors qu'il n'y avait plus d'interdiction dans les années 50 que les bas-bretons sont massivement passé du breton au français pour des raisons très diverses (voir les travaux de Fanch Broudig).
La phrase "interdit de parler breton et cracher français" est une invention. Toutes les affiches découvertes portant cette mention se sont avérées être des faux. Pourquoi utiliser des faux pour défendre la langue bretonne?
Ecrit par : francois | 20/05/2008
Ah oui?
Et vous avez des preuves de ce que vous avancez, ou vous êtes simplement payé par le jacobinisme français?
Ecrit par : Jean-Louis Le Meur | 21/05/2008
euh je suis un peu choquée par vos commentaires... Vous voulez savoir ce qui se passe en Bretagne? hé bien ce qui se passe c'est que la moitié des bretons ne se considèrent pas français, mais ils ont oublier ( on les à forcés à oublier) qu'ils sont breton.Sa me met un peu hors de moi que des français discutent le fait qu'en Bretagne on à été forcés de s'assimiler au peuple français. Voilà voilà, je n'ai pas votre culture et tout, moi je parle juste au nom des gens que j'ai autours de moi.
Ecrit par : breizh dieub | 08/06/2008
Breizh Dieub, est ce que votre remarque "Sa me met un peu hors de moi que des français discutent le fait qu'en Bretagne on à été forcés de s'assimiler au peuple français" s'adresse à François? (voir commentaire précédent).
Si oui, je dois dire que nous ne savons pas si François est français, belge ou autre....
Ecrit par : Jean-Louis Le Meur | 10/06/2008
Cher François,
>>Toutes les affiches découvertes portant cette mention se sont avérées être des faux.
Savoir si cette affiche est vraie ou fausse n’a finalement que peu d’intérêt. Le fait que les langues régionales aient été interdites dans les écoles sous la 3eme République (et les enfants punis pour avoir parlé ces langues) est quand même bien documenté. Pour ma part, j’ai entendu mes grands-parents en parler.
Lors d’un débat récent à l’assemblée nationale, un député catalan déclarait aussi que dans certaines écoles on pouvait voir des inscriptions ‘parlez français’ accolées à ‘soyez propres’. On peut voir une photo sur ce site :
http://marguerite.aroles66.free.fr/page11/page11.htm
>>mais c'est paradoxalement alors qu'il n'y avait plus d'interdiction dans les années 50 que les bas-bretons sont massivement passé du breton au français pour des raisons très diverses (voir les travaux de Fanch Broudig).
Ouais mais d’abord ce serait plus juste de dire les choses comme ça : ‘à partir des années 50, les bas-bretons choisissent d’élever leurs enfants en français (mais souvent continuent à parler breton entre eux et avec leurs relations)’. Vous faites référence à la loi Dexionne de 1951 sur l’enseignement des langues régionales mais ça serait malhonnête de ne pas rappeler que :
1) la transmission du français aux enfants a commencé plus tôt. J’ai entendu de parler de cas dans les années 1930. 1950, c’est plutôt l’accélération du phénomène que sa naissance. Et les parents qui dans les années 1950 choisissaient de transmettre le français à leurs enfants étaient justement ceux qu’on avait puni 15 ou 20 ans plus tôt (et qui avaient portaient la ‘vache’ ou le ‘symbole’) pour avoir parlé breton à l’école.
2) la loi Dexionne ne changeait rien au fait que le breton restait marginalisé dans la vie publique, les media etc… (ex : à la radio seulement ~20 minutes d’émission en breton par… semaine). Et cette marginalisation était le fruit d’une longue politique d’unification linguistique menée dans les décennies précédentes.
3) même dans l’enseignement, avec cete loi la place du breton restait marginale (~1 heure par semaine en option). Et elle restait je crois complètement absente de l’école élémentaire. Le dilemme restait donc le même pour les parents. Transmettre à leur enfant leur langue maternelle et l’envoyer quelques années pus tard apprendre à lire et écrire dans une école qui utilise exclusivement une autre langue. Ou lui parler en français.
La loi Dexionne ne changeait finalement pas grand-chose. Et il faut être aveugle pour ne pas voir de lien entre l’interdiction/marginalisation du breton et son déclin. Même Fanch Broudic (qui n’est pas vache avec l’Etat français) juge le rôle de l’Etat ‘déterminant’. Pour être exact, il dit ‘déterminant mais pas suffisant’. Une formule un peu curieuse qui n’est pas sans rappeler une autre expression encore plus curieuse : ‘responsable mais pas coupable’…
Ecrit par : Jean | 13/06/2008
A lire sur le bulletin des bibliothèques de France :
‘Il existe un incunable breton, le Catholicon, imprimé à Tréguier en 1499; il s’agit d’un dictionnaire trilingue, breton-français-latin, destiné aux clercs et aux étudiants. Entre 1500 et 1789, on a recensé plus de 1 500 livres imprimés en breton, littérature religieuse, dictionnaires et grammaires, textes satiriques, poésie, théâtre… Certains ouvrages connaissent de multiples éditions successives, 71 pour le Colloque de Quiquer, petit manuel de conversation français-breton (au format poche), dont la première édition date de 1626 pour durer jusqu’en 1915 !’
http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2007/03/document.xsp?id=bbf-2007-03-0036-006/2007/03/fam-dossier/dossier&statutMaitre=non&statutFils=non#AppelNote14
1500 livres imprimés en breton entre 1500 et 1789… Pas trop mal pour une langue qui est supposée avoir disparue (enfin c’est Djidji qui nous le dit) au 11eme siècle… :-)
Djidji, vous ne voulez voir qu’un fait social dans l’interdiction des langues régionales. Et vous accusez la bourgeoisie d’en être responsable.
Moi je pensais que sous la 3eme République, le choix des méthodes et des langues d’enseignement dans les écoles publiques de relevait bien du ministère de l’Instruction Publique et du gouvernement de la République Française.
Et pas des Cellules d’Action Bourgeoises Anti-Ch’ti de Bergues, ni du Club des Friqués Francophones de Perpignan…
Ecrit par : Jean | 13/06/2008
Ma grand mère née à la fin du XIXe (1990) a subit dans une école de Brest la punition faite à ceux qui était surpris à parler breton. avoir le sabot pendu au cou et la malveillance était que pour s'en débarrasser il fallait le refiler à une autre. Et celle qui l'avait à la sortie de l'école le retrouvait le lendemain matin. Cela l'avait tellement marquée que lorsque sa mère à commencer à m'apprendre le breton elle était paniquée. Elle ne voulait plus que je rende visite à sa mère.
C'est curieux mais dès que l'on se pleint avec raison on fait de la victimisation. La victime est toujours coupable. La grand mère de mon mari dans une autre région n'a pas eu ce genre de problèmes.
Ecrit par : meven | 27/07/2008
Monsieur DJDJi,
Ce que vous racontez sur l'école publique gratuite et obligatoire est partiellement faux car en haute normandie peu d'enfants se rendaient à l'école. Faites des recherches généalogiques et vous verrez les commentaires des instituteurs ayant en plus les fonctions de secrétaire de mairie et de chroniqueur du village.
la plupart de mes ancêtres bretons savaient lire et écrire bien avant votre école laique et obligatoire. Ils étaient cultivateurs ou pêcheurs. Après le passage de combes boucoup de petits villages n'avaient plus d'enseignants (lisez les archives) ni d'école. L'on prenait n'importe qui pour en faire office. mais si possible une personne ne parlant pas breton dans la partie bretonnante de la bretagne. Monsieur prenez donc la peine d'aller dans les mairies lire les comptes rendus des réunions des conseils de l'époque, le sujet est évoqué.
C'est beaucoup plus juste que toutes les déclarations idéologiques sur la grande oeuvre de ....etc....
Ecrit par : meven | 27/07/2008
Je suis toujours étonné par cette victimisation des Bretons. En tous les cas, je suis reconnaissant à l'école républicaine enseignée en français de m'avoir "sorti" de la misère ouvrière même si le patron de mon père parlait breton. Le patron qui parlait le breton (local !) n'augmentait pas le salaire pour autant et le licenciement n'en était pas moins insupportable.
Ecrit par : paul | 14/10/2008
Je ne vois pas le rapport entre le fait de parler breton (local *) et le duo salaire/licenciement.
Je connais au moins un patron italo/belge, parlant l'italo/belge, qui a astucieusement déclaré la faillite de son entreprise, et s'est sauvé avec la caisse de façon à ne pas verser les salaires de ses employés.
Je n'en tire pas pour autant la conclusion hâtive que les patrons italo/belges sont des crapules et que les employés sont des victimes.
Ecrit par : lug | 15/10/2008
Si cette affiche a réellement existé, et qu'elle est invisible ou introuvable aujourd'hui, cela peut vouloir dire que ses exemplaires originaux ont été détruits ou mis sous le boisseau... ce qui ne serait pas étonnant de la part des jacobins modernes, désireux de redorer le blason de leur prédécesseurs, et de ne pas présenter le flan d'un des piliers de leur idéologie à la critique populaire d'aujourd'hui...
Ecrit par : Jean-Loup LE CUFF | 20/01/2010
Si cette affiche a réellement existé, et qu'elle est invisible ou introuvable aujourd'hui, cela peut vouloir dire que ses exemplaires originaux ont été détruits ou mis sous le boisseau... ce qui ne serait pas étonnant de la part des jacobins modernes, désireux de redorer le blason de leur prédécesseurs, et de ne pas présenter le flan d'un des piliers de leur idéologie à la critique populaire d'aujourd'hui...
Ecrit par : Jean-Loup LE CUFF | 20/01/2010
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