31/08/2009
Parti breton et UDB. Pas d’alliance en perspective
L’UDB est plus un parti de gauche français qu’un parti breton fédéraliste ou autonomiste. Le masque est tombé.
De l’autre côté, le Parti Breton, dernier avatar d’un Emsav qui n’arrive pas à se renouveler et qui tente de faire croire au Père Noël.
Une seule ligne de conduite doit animer la majorité présidentielle: rassembler pour gagner les Régionales, pour une Bretagne forte, pour une Bretagne européenne.
Nous remercions tous ceux qui nous rejoint dans ce combat contre Le Drian et sa clique.
Pour BREIZH 2004
Le Président
Claude GUILLEMAIN

44, rue Léon Durocher
22730 TREGASTEL
Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.
05:02 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bretagne, breizh, recherches
30/08/2009
Votre été sur le littoral breton c'était plutôt sur...
09:23 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/08/2009
Alain Raullet se hisse à la hauteur des drapeaux
Sa passion est peu commune: Alain Raullet décrypte, collectionne et répertorie les drapeaux. Pour leur histoire tout autant que pour leur signification. Un hobby qui le fait voyager à l'autre bout dumonde.
«L'un de mes premiers livres était un dictionnaire. Je l'ai ouvert à la première page, celle de la couverture. Là, j'ai vu les drapeaux.» AlainRaullet est tombé dedans quand il était petit. Àl'âge où d'autres se passionnent pour le foot, lui voulait étancher sa soif de curiosité. «Quand on connaît le symbolisme d'un drapeau, on comprend à quoi il sert et on appréhende l'histoire du pays.»
Des congrès en Afrique du Sud et au Japon
Sa passion a un nom: la vexillologie. Dans le monde, ils ne sont pas légion à la partager. Qu'importe. Les Américains ouvrent la voie, notamment Whitney Smith. Alain Raullet acquiert son ouvrage alors qu'il est adolescent. «Depuis, je n'ai jamais lâché le contact», avoue-t-il. De lettres en mails, il découvre ce patrimoine ô combien particulier. Collectionne étendards et fanions, «300, 500, je ne le sais pas exactement.» Créé l'association bretonne de vexillologie, qu'il «tient à bout de bras.» Et rejoint la fédération internationale des passionnés du genre. Depuis une vingtaine d'années, elle lui permet de parcourir le monde: Melbourne en Australie, Barcelone en Espagne, Le Cap en Afrique du Sud, Varsovie en Pologne... et en juillet dernier, Yokohama, au Japon. «J'y ai fait un exposé sur l'émission de radio hebdomadaire que j'anime depuis trois ans sur RCF Clarté, explique-t-il. Ça a plu, d'autant que le concept ne semble pas exister ailleurs.» Décrire un drapeau à la radio, l'exercice révèle les compétences de l'homme. Il en revient affublé du diplôme honorifique de meilleur exposé. Pour le jeu bien plus que pour le titre. «Le drapeau français est souvent mal interprété: le bleu et le rouge symbolisent la cocarde de la ville de Paris. Le blanc représente le roi», décrit Alain Raullet. Après l'interprétation, gare au pavoisement: si Monaco a la tête à l'envers, on se retrouve alors en Pologne.
Photographier pour éviter l'oubli
Étendards nationaux, régionaux, de villes ou de personnes... les sources d'amusement sont inépuisables, pour celui qui avoue ne pas aimer les logos «mal fichus et sans cohérence. Un bon drapeau, c'est celui que l'on reconnaît au premier coup d'oeil. Celui qui parle par ses couleurs ou ses symboles. Celui qu'un enfant peut dessiner.» Dans sa mémoire, les anecdotes prolifèrent. Comme celle du drapeau du Mozambique: à côté des bandes horizontales vertes, noires et jaunes, un triangle rouge. En son centre, une étoile jaune, àl'intérieur, on y distingue notamment un livre et... une kalachnikov! «Mais certaines tendent à disparaître, comme ceux des anciens combattants.» Oubliés dans un grenier ou détruits, ils ont pourtant toute une histoire à raconter.Alors, Alain Raullet sillonne les commémorations pour les photographier. «Quand on est à l'étranger, la vision d'un drapeau connu interpelle», observe-t-il, intarissable, avant de lever le voile sur un dernier morceau de tissu: son drapeau, noir et blanc, avec ses initiales transcrites grâce à l'alphabet des pavillons. Comme une nouvelle curiosité que d'autres s'amuseront peut-être un jour à décrypter.
- Rose-Marie Duguen
Source : http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/rostrenen...
10:04 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : saint brieuc, loudéac, raullet, vexillologie
21/08/2009
Ana et Bill imposent le code rouge à Octo Finances
Après Ana, un second cyclone se forme en Atlantique Nord, contraignant Octo Finances à repasser en Code Rouge : pas de départ prévu dans les 6 jours. On espère une nouvelle fenêtre météo le 26 août.
"Cela fait 10 jours que nous faisions les derniers préparatifs, en vue d'un départ prévu mardi 11 puis samedi 15 août. On était fin prêts. précisent Benoît et Pierre-Yves. En constante relation avec notre routeur, nous étions confiants dans la fenêtre de samedi, quasi idéale, même si dès mardi Christian nous avait alertés sur l'apparition d'une dépression tropicale au niveau du Golfe du Mexique. Les derniers fichiers ont éteint tous nos espoirs avec le passage d'Ana en tempête tropicale, rejoint maintenant par Bill qui devrait évoluer en cyclone. Il y a un risque qu'ils arrivent sur notre trajectoire : c'est dur d'attendre de nouveau, mais nous n'avons pas le choix face à ce type de phénomène météo."
" L’Ouragan Bill qui s’est créé juste derrière la tempête tropicale Ana est le premier cyclone de l’année. Il devrait éviter la Floride en suivant une route Nord et revenir vers l’Europe vers le 27 Août sous forme d’une très grosse dépression. Sa trajectoire est prévue au Nord des Açores. Il va générer une mer très forte avec des creux de plus de 10 mètres, des conditions à éviter à tout prix pour Octo Finances. Une nouvelle fenêtre pourrait s’ouvrir après son passage au large de New York prévu le week-end prochain", ajoute Christian Dumard, routeur du Défi.
http://www.ocean-express.org/ny/index.php/fre/blog/ana_et...11:30 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Atlantique. Le bon tour des goélettes
21 août 2009
Pendant que les trimarans Banque Populaire et Groupama avalaient l'Atlantique en moins de quatre jours, deux goélettes de 1932 bouclaient leur tour commencé il y a quatre mois. La Belle Poule et l'Etoile sont rentrées, hier, à Brest. En pleine forme.
Jamais les deux voiliers école de la Marine n'avaient poussé aussi loin dans le Sud et dans l'Ouest. Habituées aux côtes de la vieille Europe, les goélettes s'étaient déjà frottées aux brumes islandaises mais n'avaient jamais poussé au-delà. En participant à la Tall Ships Atlantic Challenge, réunissant une trentaine de voiliers de toutes tailles et de tous les âges, les deux voiliers de la Marine ont touché les Bermudes, goûté à la moiteur de Charleston, plongé dans les lumières de New York en juillet... En partant d'Halifax, l'Étoile et la Belle Poule se sont offert un retour des plus musclés, en 17 jours, jusqu'à Belfast.
Grands calmes...
Après 10.000 milles nautiques (18.000km), les deux goélettes n'ont pas failli à leur réputation de robustesse. Le commandant de la Belle Poule, Olivier Lebosquain a, une fois de plus, observé «leur magnifique comportement à la mer». «Un jour où nous étions plutôt contents de dévaler entre 10 et 12 noeuds, on a vu quelque-chose arriver sur notre arrière. Il faisait gris, la nuit commençait à tomber. C'était Groupama 3 lancé à plus de 40 noeuds (80km/h). Il nous restait une douzaine de jours de mer. Eux, à peine 36heures pour arriver de l'autre côté!», précise, non sans humour, Patrice L'Hour, le commandant de l'Étoile. Ils n'oublieront justement pas les grands calmes entre Tenerife et Hamilton, aux Bermudes. Une semaine complète sans vent, en pleine course... À peine 16milles nautiques (30km) parcourus le plus mauvais jour... L'accueil aux États-Unis a, une nouvelle fois, offert l'occasion de vérifier la grosse cote des marins français. En dépit des drastiques dispositifs de sécurité «11-Septembre», les goélettes ont pu évoluer à leur guise autour de New York. «On nous a même autorisés à naviguer sur des canaux qu'aucun navire militaire n'avait encore emprunté».
... et coups de tabac
D'autres images resteront solidement accrochées au hunier, notamment lors de la dernière traversée. Un monument que les plus jeunes marins du bord, les élèves officiers et les réservistes embarqués, n'oublieront pas de sitôt! Deux coups de tabac balayant l'Atlantique Nord en dix jours, deux journées avec plus de 50noeuds de vent (100km/h, 62noeuds à l'anémomètre) pour une descente vertigineuse jusqu'à Belfast. Pour ce sprint final, l'Étoile grimpe sur le podium en temps réel et compensé mais la Belle Poule ne termine pas très loin derrière. Une autre fois, l'une des goélettes a fait demi-tour pour franchir la ligne en même temps que sa jumelle, sous l'oeil ébahi des organisateurs anglophones. Au-delà de la course, resteront le périple et l'aventure humaine. Une vie spartiate et plutôt inconfortable sur la durée, à bord de voiliers construits dans la pure tradition des morutiers paimpolais. Combien de fois n'ont-ils pas eu une pensée pour ces pêcheurs qui partaient vers les bancs d'Islande, sabots aux pieds et toile de jute sur le dos?
Le projet d'un grand voilier école
Après quatre mois de mer, le sillage des goélettes a ravivé le projet d'un grand voilier école français, un trois-mâts de 80m de longueur. Du vent pour carburant, une école d'humilité à toute épreuve, une carte diplomatique incomparable et un budget de fonctionnement riquiqui comparé aux autres bâtiments de la Royale: et si cela devenait le grand projet de la Marine après le retrait de la Jeanne d'Arc?
- Stéphane Jézéquel
- Le Télégramme
09:58 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : atlantique, goélettes
18/08/2009
Les bières bretonnes à l’honneur
L’hebdomadaire le Point a récemment publié les résultats d’une dégustation des bières disponibles sur le marché français .Le jury était présidé par Laure Gasparetto, critique gastronomique du magazine. Il en ressort que la meilleure bière blonde est la DREMMWEL, brassée dans le village natal de Saint Yves, à Minihy-tréguier, dans le Trégor, avec une note de 17/20. Elle précède la DUVEL (Belgique) et la GAUDALE (Nord). En quatrième position on trouve encore une bière bretonne, la MORGANE BIO (16/20), élaborée par la brasserie Lancelot, installée sur un site néolithique au Roc-Saint-André, dans le Morbihan.
Dans la catégorie des bières aromatisées, c’est la BONNET ROUGE, également brassée par Lancelot, qui remporte la première place avec la note de 17/20.
Pour les bières blanches, la BLANCHE HERMINE (encore Lancelot) obtient une belle troisième place avec une note de 16/20.
Quant aux bières de spécialité, trois bretonnes se classent dans les cinq premières : la BIERE BREIZH AU MALT élaborée à Lannion (Côtes d’Armor), la CERVOISE ROUSSE (toujours Lancelot) et la BRITT ROUSSE, brassée à Tregunc dans le Finistère.
Sur les 80 bières vendues en France, le jury du Point en a retenu 37, avec une note supérieure à 13/20. Si la région Nord-Pas-de-Calais l’emporte avec 8 bières sélectionnées, la Bretagne se place en deuxième position avec 7 marques, devant l’Alsace (6).
Un joli succès pour les brasseurs bretons, qui ont su allier qualité et identité. Toutes ces bières sont brassées artisanalement dans le respect de la tradition : non filtrées, non pasteurisées et naturellement refermentées en bouteille et en fût. Yec’hed mad d’an holl !
(A consommer, bien sûr, avec modération…)
Source : http://breizh.novopress.info
17:55 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/08/2009
Noms de lieux. Le casse-tête breton
15 août 2009 - Le Télégramme
Nom d'une pipe! Comment bien prononcer Ploubezre ou Tourc'h? Les noms de communes bretonnes relèvent souvent du casse-tête.
Pourquoi Pont-Aven, Cité des peintres, rime-t-elle avec «vilaine»? A quelques kilomètres de là, Rosporden rime bien avec «Gauguin»! Pourquoi le «z» final de Douarnenez ne se prononce-t-il pas? Et pour quelle raison dit-on Brec'h, comme si le nom de cette commune se terminait par un «c»... La prononciation des noms de lieux bretons peut virer au casse-tête, voire au cauchemar, pour les touristes. Qu'ils se rassurent, les Bretons ne s'en sortent parfois pas mieux. Demandez à un Léonard comment se prononce «Merlevenez», et à un Bigouden, comment il faut dire «Ploubezre», et vous verrez le résultat(*) ! Passé un rayon de 50km autour de chez eux, bon nombre de Bretons sont aussi perdus.
Pas de règle !
Alors, quelle est la règle pour bien prononcer? Eh bien, il n'y en a pas. Et c'est bien là le problème. Il faut faire au cas par cas. Seule certitude, c'est l'arrivée de la langue française en Bretagne qui a compliqué les choses. Car elle a dû composer avec des noms de lieux majoritairement issus de la langue bretonne, sans le même accent tonique, sans la même logique, et parfois sans les mêmes sons.
La faute aux francophones
L'exemple le plus criant est celui du «c'h», un son guttural, proche de la jota espagnole ou du ch allemand. Totalement inconnu en français. Donc les francophones n'ont pas su le prononcer. Et le long de la rivière d'Auray, par exemple, ils ont donc commencé à dire Krak plutôt que Crac'h (56). Ou bien, à prononcer «créache», le lieu-dit «Creac'h gwenn» à Quimper. Mais dans ce cas, pourquoi Tourc'h (29) ou Penmarc'h (29) ont-elles gardé leur prononciation originelle? Difficile de le savoir avec précision. Peut-être parce que le français y a fait une apparition plus tardive. Et que les clercs, curés et autres lettrés francophones n'ont pas réussi à imposer à la population locale une prononciation «à la française». L'explication pourrait être aussi valable pour la prononciation des noms se terminant par «en». «Les noms de lieux sont vivants», rappelle Fulup Jakez, de l'Office de la langue bretonne. «Ils sont liés à l'histoire de Bretagne, et il est normal qu'ils évoluent avec le temps. Qui dit que leur prononciation ne changera pas à l'avenir, si la langue bretonne regagne du terrain!».
Que faire?
Alors que faire? Première solution, mais pas forcément la plus simple: apprendre le breton. Après tout, cela permet de revenir au nom et à la phonétique d'origine (ou presque!). Les règles de prononciation sont simples et logiques. Pas de mauvaise surprise à l'arrivée. Et non content de bien prononcer les noms de communes, vous maîtriserez aussi les lieux-dits. Autre solution: prendre votre bâton et votre sac à dos, et entamer un «tro Breizh» (prononcez «ei» comme dans «oseille», merci!), un carnet à la main pour noter toutes les prononciations. Vive le tourisme culturel!
(*) Ces noms se prononcent «Merleuveuné» et «Ploubère».
15:53 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : noms, lieux, breton
13/08/2009
Côte de Granit rose
Côte de Granit rose | |||||
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| Douceur de vivre à la bretonne
Ses gros rochers rosés, polis par la mer, donnent à cette côte un visage unique. En suivant les nombreux sentiers qui longent le littoral, vous apprécierez le spectacle perpétuel entre la mer et les côtes bretonnes. | ||||||||||||||||||||||||||||
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06:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/08/2009
La Bretagne de Philippe Gloaguen

En bon bourlingueur, Philippe Gloaguen, le fondateur du «Guide du routard», n'a pas de pied à terre en Bretagne. Il préfère la sillonner de long en large pour renouer avec ses racines.
À 58 ans, Philippe Gloaguen a beau avoir parcouru le Globe pour étancher sa soif de découvertes et étayer ses Guides du Routard, un seul endroit tient une place importante dans le coeur de ce voyageur: «Je suis très ému par la Bretagne. Car si l'homme est un animal grégaire qui aime découvrir le monde, il aime avant tout retrouver ses racines». Les siennes sont dans le Pays bigouden. Né à Meudon (92), Philippe Gloaguen a passé toutes ses vacances dans la région de son père. «J'y ai mes plus beaux souvenirs de jeunesse. On logeait chez tante Thérèse, gardienne d'un manoir à Kerluz, à Douarnenez. Avec mon oncle, elle travaillait à la criée. Ils rapportaient homards et langoustines que l'on mangeait avec des tartines de seigle au beurre salé. Et pour moi, le banlieusard, c'était merveilleux!». Ils lui racontaient aussi les aventures de leurs copains marins pêcheurs au large de Terre-Neuve, une destination que le jeune Gloaguen regardait sur l'atlas avec envie. Mais avant de partir à l'autre bout du monde, Philippe Gloaguen a commencé, à 13 ans, par un tour de la Bretagne en 2CV. «Mon père était complexé que ses enfants ne connaissent pas sa terre natale. Golfe du Morbihan, Brest, l'Aber Wrac'h, le Léon, le Mont-Saint-Michel... C'est là que j'ai vraiment découvert la Bretagne». Et qu'il a développé son goût pour la bougeotte, alimenté par ses lectures de récits de voyage.
Le premier Routard est né en 1973
L'été de ses 16 ans, un bac avec mention en poche, il part en auto-stop en Grande-Bretagne, avant d'intégrer une école supérieure de commerce, à Paris. Les vacances suivantes, il parcourt, sac au dos, l'Espagne, la route des Indes, la Turquie, l'Iran... Lors d'un de ses périples, il fait une rencontre déterminante: un Américain qui voyageait à l'aide d'«Europe on five dollars a day», un guide de bons plans en Europe. «J'ai découvert que l'on pouvait voyager pour pas cher, et surtout que ce guide n'existait pas en France». De là, est née l'idée de faire un guide de voyage. Refusé par 19 éditeurs, le premier Guide du Routard sort en librairie en 1973. Philippe Gloaguen a alors 22 ans et vient d'inventer une nouvelle façon de voyager.
135 éditions aujourd'hui
Aujourd'hui, le routard dirige une collection de 135 éditions, pour autant de destinations, vendues à 2,5millions d'exemplaires chaque année. Une cinquantaine de salariés l'entourent, et près de quatre-vingts pigistes sillonnent la planète pour actualiser les guides. Mais sa plus grande fierté, c'est que le guide Bretagne, paru pour la première fois en 1997, figure parmi les meilleures ventes: «Je fais la promotion d'un tas de destinations. Mais là, je fais vraiment la promotion de la Bretagne, ma terre de coeur. Je n'y ai jamais vécu, mais j'ai un vrai attachement à la Bretagne». À toute la Bretagne, du Léon au golfe du Morbihan, en passant par Douarnenez... où il se rend souvent. «Je suis Breton et j'en suis fier».
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09/08/2009
Le Finistère-Nord de Paco Rabanne
Inventif et précurseur, le couturier avant-gardiste Paco Rabanne a marqué le monde de la haute couture de ses créations innovantes. C'est dans le Finistère-Nord, où il a grandi, qu'il a choisi de s'installer.
«Ici, c'est le paradis», affirme Paco Rabanne, en balayant du regard la vue imprenable qu'offre sa maison néo-bretonne sur la mer d'Iroise. Il y a septans, après avoir parcouru le monde entier pour son métier, le célèbre couturier a posé ses valises à Portsall, dans la commune de Ploudalmézeau (29). Dans son jardin minéral et végétal, il a érigé un drapeau gwenn-ha-du en haut du mât de Notre-Dame-de-Rumengol et dressé une Vierge noire en souvenir de son enfance morlaisienne. C'est près de Morlaix que le Basque espagnol a grandi. Après que son père a été fusillé sous Franco, il a dû fuir l'Espagne avec sa mère en 1938. Alors qu'ils s'étaient réfugiés au camp d'Argelès(Pyrénées-Orientales), Tanguy Prigent, homme politique breton et ami de sa mère, est venu les chercher pour les cacher à Ploujean, près de Morlaix(29). «Je suis arrivé au bourg de Kerscao en février1939. J'avais quatre ans. Je ne me considère pas comme espagnol. Mon enfance et mon adolescence, je les ai passées en Bretagne. Quand un Breton de 30 ans me dit: vous n'êtes pas Breton. Je lui réponds: «J'ai 76 ans. Je connaissais la Bretagne avant même que tu naisses. Je suis Breton», martèle celui qui a appris à parler le «brezhoneg» avant même de parler français.
«Je dois beaucoup à la Bretagne»
Quand Paco Rabanne quitte la Bretagne au début des années cinquante, c'est pour étudier l'architecture à Paris. Finalement, il a préféré exercer le métier de sa mère, qui était première d'atelier chez Balenciaga, en Espagne. Novateur, surnommé le «métallurgiste de la couture» par Coco Chanel, Paco Rabanne aura marqué de son empreinte un demi-siècle de mode avec ses «robes importables» faites de papier, de métal, d'aluminium... La Bretagne aura aussi été une importante source d'inspiration. À commencer par le costume breton que le fantasque créateur a pris plaisir à détourner lors d'un défilé haute couture en 1992: «C'était une collection avec de grandes coiffes, des incrustations, des chapeaux ronds... J'avais invité sur scène un bagad qui jouait. Il fallait voir la réaction des journalistes. J'étais heureux!», jubile encore Paco Rabanne. «Je dois beaucoup à la Bretagne», précise celui que l'on connaît aussi pour ses déclarations engagées. «Toutes mes premières expériences ésotériques, bizarres, étranges, qui peuvent faire sourire, je les ai eues, ici, en Bretagne. Je suis fondamentalement attiré par la Bretagne, car on y trouve les quatre éléments: l'eau, l'air, le feu, la terre. Je sens tout ça. J'ai besoin de mon vent, de ma pluie... Pour moi, la Bretagne, c'est vital». À suivre: Philippe Gloaguen
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