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16/02/2010

A tous ceux qui sont dans la peine

J'adresse aux familles des victimes de la catastrophe de Halle et à tous ceux qui sont dans la peine, mes pensées fraternelles et les assure du soutien de leurs amis bretons.

Henri Baillavoine

16/01/2010

La Bretagne est présente au Salon des Vacances de Bruxelles

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05/01/2010

NON !

Voir en ligne : http://www.frontfrancophone.be/?p=812


Le confédéralisme, c’est peut être un bien joli nom mais qu’est-ce que cela cache exactement et pourquoi en parle-t-on aussi souvent dans le microcosme politique belgo-flamand ?

Le confédéralisme, c’est le piège dans lequel nos représentants francophones doivent absolument éviter de tomber, du moins s’il n’y a pas de contrepartie suffisante. Certains m’évoqueront le modèle Suisse qui semble fonctionner admirablement bien, certes, mais la Suisse n’a de confédération que le nom, elle constitue bien un État fédéral. En réalité, il n’existe dans le monde aucune structure confédérale (à l’exception de l’Union Biélorussie-Russie, confédération de fait), notre fédéralisme à la belge est par contre l’un des plus poussés.

D’un point de vue juridique, les entités fédérées qui composent actuellement la Belgique (Bruxelles, Flandre, Wallonie + Communautés) bénéficient d’une souveraineté interne, c’est-à-dire qu’elles possèdent leur autonomie dans le seul cadre belge, elles peuvent légiférer dans les compétences qui leur sont attribuées mais leur statut ne leur permet de pas de se présenter sur la scène internationale en tant qu’État souverain. La Communauté française a d’ailleurs connu quelques difficultés avec le Quai d’Orsay lors de ses débuts, ce dernier souhaitait s’adresser exclusivement à l’État belge, alors que la Communauté était effectivement habilitée à conclure des traités (selon les articles 167 à 169 de la Constitution belge).

En ce qui concerne les États confédérés, ils sont, quant à eux, des États au sens strict du terme, ce ne sont plus des « sous-éléments » de cet État fédéral. Ils possèdent leur souveraineté interne mais surtout leur souveraineté externe et sont, par conséquent, reconnus sur la scène internationale. Dans une confédération, les États se voient simplement liés entre eux par un traité à travers lequel ils délèguent des compétences (la monnaie par exemple) à un organe commun.

Il dès lors important de ne pas céder au chant des sirènes, ne pas tout accepter pour sauver une Belgique en voie de décomposition car vous l’aurez remarqué, adopter le modèle confédéral, c’est accorder à la Flandre tous les avantages d’une indépendance sans qu’elle n’en supporte les inconvénients (ce sont les mots très bien choisis d’Olivier Maingain, président du FDF).

08/09/2009

La Belgique se déchire autour du consulat fantôme de Marseille


Publié le lundi 7 septembre 2009 à 16H16

Lors de la Fête de la Belgique à Vinon-sur-Verdon (Alpes-de-Haute-Provence) avec moules, frites et bières proposées aux invités. 40 000 Belges résident dans le sur de la France et en région Rhône-Alpes.

 

Photos Nicolas Vallauri

Si vous devez illustrer l'absurdité de décisions politiques par un exemple concret, il vous suffit de lire ce qui va suivre. Le gouvernement belge a décidé, il y a quelques mois, d'installer un consulat général à Marseille et de mettre fin aux activités de son consul honoraire, Pierre Michotte, en fonction depuis 2000 dans la cité phocéenne.

Très bien me diriez-vous, car cela indique que la Belgique veut faire de la deuxième ville de France, sa place forte dans le Sud-Est. Oui mais voilà, cette nouvelle structure ne devrait s'occuper que de politique tandis que celle de Nice, déjà en place, centraliserait, pour l'ensemble du sud de la France, tout ce qui concerne l'économie et surtout l'administratif.

Résultat des courses : un touriste belge, de passage à Marseille, qui aurait un besoin urgent de se rendre à son consulat devrait faire les 200 km qui séparent le Vieux-Port de la Promenade des Anglais. Alors qu'auparavant, il aurait pu régler son problème sur place.

Si un vacancier qui vient de Belgique "se fait voler son sac - avec tous ses papiers - juste avant de prendre son avion, il devrait se rendre à Nice pour régler sa situation" , explique le consul actuel.

Mis à part cela, il y a une aberration qui fait grincer des dents de l'autre côté de la frontière.
Certains journaux belges, en effet, s'étonnent que le gouvernement qui entend serrer la ceinture notamment celle du ministère des Affaires étrangères, la desserre par ailleurs. Le nouveau consulat devant coûter 400 000 euros. "Tout en diminuant le service au public", ajoute le consul honoraire. Un comble !

La polémique enfle du côte de Bruxelles car on soupçonne les autorités belges de vouloir créer ce consulat pour recaser un fonctionnaire. "Un homme, arrivant le 1er novembre, qui n'a pas fait carrière dans la diplomatie", précise Pierre Michotte qui prend le soin d'ajouter "que ce ne sont que des bruits de couloir." Des rumeurs qui font état d'un parachutage d'un proche du Mouvement réformateur (MR), qui participe au gouvernement fédéral.

Aux dernières nouvelles, après avoir provoqué une passe d'armes lors d'un récent conseil des ministres de Belgique, cette nomination et le projet de nouveau consulat seraient remis en cause. "Pour l'instant, réalise Pierre Michotte, je ne suis sûr que d'une chose : si ce changement se confirme, je disparais, il n'y aura plus de consul honoraire." Trop utile sans doute...

Xavier Cherica (XCherica@laprovence-presse.fr)

SOURCE : LA PROVENCE.COM

22/07/2009

Le sentiment des Flamands vis-à-vis des étrangers évolue peu

Un quart des Flamands estime que les migrants contribuent à la prospérité de la communauté mais une proportion importante de néerlandophones reste très mitigée à leur égard.

Près d'un tiers d'entre eux est notamment négatif, voire très négatif vis-à-vis des musulmans. L'attitude des Flamands par rapport aux étrangers ne souffre pas de grandes évolutions. Les Indicateurs Régionaux Flamands prennent chaque année le pouls de la population du nord du pays dans sa relations aux migrants. Selon le rapport 2009 des indicateurs, le nombre d'étrangers a augmenté de 30% en Flandre depuis 2002, atteignant 5,8% de la population. Le rapport ne laisse pas entrevoir de grands changements de comportement dans le chef des néerlandophones vis-à-vis de la population immigrée, en comparaison avec les années précédentes. (HIE)

09/07/2009

"L'éclatement de la Belgique, c'est le scénario du chaos"

Chef du gouvernement belge depuis sept mois, le chrétien-démocrate flamand Herman Van Rompuy, qui dirige une coalition de cinq partis, est parvenu à ramener un peu de sérénité dans son pays après la crise politique commencée en juin 2007. Mais la situation du royaume reste complexe et nécessitera tout le doigté de cet homme prudent.

L'Europe s'est beaucoup inquiétée face à la crise belge de 2007. Vous pouvez, aujourd'hui, rassurer vos partenaires ?

La crise a été longue, mais ceux qui connaissent ce pays savent qu'à différentes périodes de notre histoire récente il a fallu plusieurs années de négociations pour réformer sa Constitution. Par ailleurs, les Belges ne réalisent pas toujours que la présence, à Bruxelles, des institutions communautaires et de centaines de journalistes étrangers crée un "effet de loupe" qui amplifie leurs difficultés. D'autant que ces journalistes ne s'informent souvent que par la presse francophone, ce qui peut entraîner des jugements trop unilatéraux. L'émission "Bye Bye Belgium", qui annonçait l'éclatement du pays, a également joué un rôle.

Aujourd'hui, la crise économique et financière a éclipsé l'agenda institutionnel, ce qui ne signifie toutefois pas que les problèmes ont disparu. Mais les questions de l'économie, de l'emploi, de l'épargne s'imposent désormais, même en Flandre, où le nouveau gouvernement régional en formation va affronter une situation difficile.

On dit que la Belgique est un mini-laboratoire de l'Europe : deux cultures y cohabitent, les plus riches aident les moins nantis. C'est pour cela qu'elle intéresse tellement ?

Je ne raisonne pas comme cela. Mais je note, en tout cas, que la construction européenne est, elle aussi, un processus lent et complexe : cinq nouveaux traités en dix-huit ans. En ce qui me concerne, je veux aborder les problèmes politiques un par un. Et le conflit autour du sort de l'arrondissement de Bruxelles et de sa périphérie sera évoqué au printemps 2010. C'est un symbole, et les symboles sont les thèmes les plus difficiles à régler.

Il reste, en Belgique, une volonté de vivre ensemble ?

Bien sûr ! Il y a, en Flandre, une majorité de partis qui réclament plus de pouvoirs pour les régions et les communautés, et un déplacement du centre de gravité politique, mais ils ne s'inscrivent pas dans un processus de rupture. L'éclatement de la Belgique, c'est le scénario du chaos, de l'aventure et de l'appauvrissement, sans solution pour Bruxelles et la question de la frontière linguistique. Le fédéralisme basé sur la coopération entre les régions, et non sur la confrontation, c'est la sauvegarde du bien-être des gens. Ce qu'il faut faire, aux niveaux belge et européen, c'est endiguer les particularismes et les populismes, les plus grands dangers qui nous menacent.

Les scores additionnés des formations autonomistes et séparatistes flamandes laissent entendre que 40 % des Flamands au moins veulent une rupture...

Ne caricaturons pas. On peut voter pour un parti séparatiste sans l'être soi-même. Le noyau dur des séparatistes n'a pas évolué depuis trente ans.

Les Francophones vous semblent prêts à dialoguer, désormais ?

Je constate plus d'ouverture de leur côté, mais des évolutions sont encore nécessaires. J'entends pour ma part amplifier la compréhension mutuelle.

Vous avez fait du dossier des sans-papiers une priorité. La Belgique va vers une opération de régularisation collective ?

Non. Elle l'a réalisée en 2001. Nous allons exécuter notre accord gouvernemental en tenant compte des aspects humanitaires, de la durée du séjour et de l'ancrage local des personnes concernées. Nous éviterons tout "appel d'air", il nous reste à trouver le point d'équilibre.

Revenons à l'Europe : José Manuel Barroso reste votre candidat ?

Il est soutenu par les Vingt-Sept et je suis rallié au consensus général. Désormais, l'Europe a besoin du traité de Lisbonne, d'une gestion plus souple et d'une entente renouvelée entre les "Grands", même s'ils ne doivent s'arroger aucun monopole. Le Conseil doit, désormais, proposer la candidature de Barroso en bonne et due forme, conformément au traité. Le Parlement usera ensuite de ses prérogatives. Si un candidat ne ralliait pas une majorité de l'assemblée, on irait vers une crise des institutions.

Imaginez-vous une candidature alternative, même issue du Parti populaire européen, après un vote négatif du Parlement ? Les rivaux se bousculent quand s'ouvre une période de vide.

Propos recueillis par Jean-Pierre Stroobants

Vieilles Charrues: 2 Many Dj's la Belgique, deux fois!


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Vieilles Charrues. Souvenirs de l'édition 2008.
ZZ Top à Carhaix lors de l'édition 2008 du Festival des Vieilles Charrues. Photo François Destoc.

 

Aux Vieilles Charrues, la filière belge a la cote. Après Ghinzu, appelé à remplacer NTM, c'est au tour de 2 ManyDj's Live de rejoindre l'affiche du festival carhaisien, une journée seulement après la défection de LilyAllen. Le duo de dj belges investira donc la scène du Glenmor le dimanche 19 juillet. Et cela promet, puisque le groupe est une redoutable machine à danser, spécialisée dans les mix de tubes improbables.

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En train, en bus, en covoiturage ou en ferry, tous les moyens mènent au festival». C'est le message affiché par les organisateurs des Vieilles Charrues qui espèrent convaincre des milliers de festivaliers d'utiliser les transports en commun pour se rendre à Carhaix, du 16 au 20juillet. Outre les moyens supplémentaires mis en place, une politique tarifaire incitative est proposée aux usagers.

1,50 EUR en car

Ainsi, le dispositif habituel des cars Effia est renforcé. À l'initiative du conseil général du Finistère, Effia, CFTA et CAT amèneront les festivaliers en bus à Carhaix, depuis 25 villes du département, pour 1,50 EUR le trajet simple. Les trajets s'effectueront du jeudi16 au lundi20, avec un dispositif renforcé le jeudi (pas de retour la nuit après les concerts, NDLR). Comme les années précédentes, une ligne est également mise en place depuis Loudéac (22). Horaires et informations sur le site www.viaoo29.fr ou au 0.810.810.029.

10 EUR l'aller-retour en train

TER Bretagne, le conseil régional et les Vieilles Charrues unissent également à nouveau leurs efforts pour proposer un tarif unique sur tout le réseau TER Bretagne: 10 EUR l'aller-retour depuis toutes les gares de Bretagne, à destination de Carhaix, sur présentation d'un billet pour le festival. En plus des lignes habituelles, deux trains spéciaux pouvant transporter 500 passagers partiront de Rennes le jeudi et le vendredi à 11h46 (arrêts à Lamballe, Saint-Brieuc et Guingamp), tandis que deux trains spéciaux retour quitteront Carhaix le lundi. Par ailleurs, une desserte autocars renforcée assurera la liaison Rosporden/Carhaix pendant le festival. Renseignements sur le site www.ter-sncf.com/Bretagne

Au départ de douze villes de France...

De son côté, le voyagiste Ontours met en place des formules aller-retour en bus+pass quatre jours au départ de douze villes de France ou aller-retour en bus+billets journaliers au départ de Paris. Réservations: www.ontours.com ou au 04.76.87.96.64.

... et du Royaume-Uni

Enfin, la Brittany Ferries propose, au départ du Royaume-Uni, un package à partir de 125 EUR par personne, incluant un forfait trois jours (17au 19juillet) et un aller-retour en ferry pour une personne et une voiture. Renseignements sur le site: www.brittany-ferries.co.uk/4956Vieilles

Pratique Les Vieilles Charrues mettent à la disposition du public un nº indigo: 0 820.890.066 (0,099 EUR/min). www.vieillescharrues.asso. fr

24/05/2009

I love Doudou

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Le site Doudou.org est desormais hors ligne. Muet. Absent.

En partie parce que le Programme des festivités du Doudou 2009 n'a pas été envoyé, comme chaque année depuis trois ans, au créateur et promoteur de ce site. Surtout, parce que, sans sponsors, sans apports de documents, le promoteur de ce site ne peut plus continuer à entretenir, mettre à jour, rénover ce site-mastondonte de plus de 700 pages, 10 000 photos, musiques, films etc... plus de 6 Go de données!

Dites à vos amis que cette base de données - la plus importante sur ce sujet - est désormais inaccessible.

Petits details : ce site enregistre plus de 650 000 visites fermes par an.

L'adresse contact est : webmaster@ducassedemons.info

21/05/2009

10 mensonges séparatistes



 

1) La Belgique est un pays artificiel.

Le Luxembourg n’est pas multilingue, la langue des Luxembourgeois est le luxembourgeois. Français et allemand ne sont que des langues officielles, pas maternelles.

La Suisse est un pays voulu par ses habitants depuis des siècles, par union de différents cantons. Incomparable avec la Belgique.

 

2) La Belgique est née en 1830.

Un État s’est créé en 1830, reprenant abusivement le nom d’une ancienne province romaine qui ne recoupe que partiellement le territoire du nouvel État (qui aurait du s’appeler alors Germanie). Avant la révolution française, la Belgique n’existait pas non plus : les XVII provinces s’étendaient sur la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et une grande partie du nord de la France et une partie de l’Allemagne, mais ne comprenait pas la principauté de Liège.

 

3) La Belgique est un mariage.

Un mariage, oui, mais entre catholiques et libéraux, d’où est née la devise belge, l’union (des catholiques et des libéraux) fait la force.

 

4) Durant la guerre 14-18, les soldats flamands sont morts par incompréhension des ordres donnés en français.

Pas totalement faux, mais pas vrai non plus.

 

5) Tous les flamands sont séparatistes.

Non, il y a aussi des confédéralistes. Et parmi le gros des troupes, fédéralistes, tous sont pour un accroissement des compétences flamandes.

 

6) Les flamands votent pour le communautaire.

Les partis flamands étant TOUS axés sur le communautaire, les Flamands votent donc sur le reste du programme.

 

7) Les wallons veulent le rattachement à la France

Majoritairement, les Wallons ne veulent rien. Plutôt abstentionnistes, ou "ne se prononcent pas". Mais parmi les personnes intéressées par la politique ou l’avenir de la Wallonie, la majorité d’entre elles sont rattachistes, les autres se partagent entre indépendantistes et wallobruxiens. Les unitaristes sont rares et âgés.

 

8) Le RWF-RBF est un parti tolérant

Le parti oui, ses membres généralement, mais quelques excités extrémistes en font partie hélas.

 

9) Le fédéralisme a été instauré pour sauver la Belgique.

À la base, c’était surtout pour sauver la Wallonie. Mais c’est venu bien trop tard (40 ans trop tard). Le fédéralisme ne sauvera pas la Wallonie, son avenir passe par son indépendance, voire la France.

 

10) Flamands et Wallons sont trop différents pour vivre ensemble.

Dans un seul pays, absolument. Mais au sein de l’Union européenne, il y a une place pour chacun, Wallons et Flamands, séparés.

08/05/2009

"Le confédéralisme démasqué" (BPlus)

jeudi 7 mai 2009, par Un Petit Belge

Source : http://www.medium4you.be/Le-confederalisme-demasque-BPlus...

Voir en ligne : http://journalpetitbelge.blogspot.c...

 

Trois membres de l’asbl BPlus (Luc Ryckaert, Luc Van Coppenolle et Gilles Vanden Burre) ont rédigé un petit dossier afin de remédier à un constat : on entend souvent parler de confédéralisme et de fédéralisme en Belgique, mais ces deux concepts sont souvent peu connus, voire confondus. Les auteurs font remarquer : "Le terme confédéralisme est en général utilisé en Flandre de manière impropre. Ou bien on entend par là un fédéralisme poussé à l’extrême, et on fait usage du terme confédéralisme parce que cela traduit une attitude plus radicale que le fédéralisme. Ou bien on travaille avec un agenda caché : on prononce confédéralisme, mais on pense séparatisme. Comme ce dernier terme n’est pas populaire en Flandre, on choisit alors dans le cadre du marketing politique, le terme confédéralisme".

Une confédération n’est pas un Etat, mais résulte d’une alliance entre plusieurs Etats (contrairement à la fédération qui est bien un Etat) qui décident de gérer ensemble certaines compétences (la défense, les affaires étrangères, p.ex.). Une confédération n’a pas de parlement propre et de circonscription électorale fédérale. La prise de décision confédérale nécessite l’unanimité. Et comme chaque Etat-partie a un droit de veto et peut, à tout moment, se retirer de la confédération, ce concept est fragile...

Une fédération (comme la Belgique) dispose, entre autres, d’un pouvoir législatif, exécutif et judiciaire qui lui sont propres, d’une Cour constitutionnelle qui tranche les conflits de compétence, et d’une solidarité financière entre les entités fédérées. Il faut également relativiser le terme "dialogue de communauté à communauté" car les négociateurs sont désignés par les présidents de partis qui font partie autant de l’Etat fédéral que des entités fédérées.

En Belgique, tous les partis francophones, le SPA et Groen rejettent le confédéralisme. Grâce à la mobilisation des radicaux lors de petits congrès, le confédéralisme a été inscrit au programme du CD&V en 2001 et du VLD en 2002, mais ces votes doivent être nuancés. Plusieurs personnalités importantes du CD&V (Herman Van Rompuy, Jean-Luc Dehaene, Miet Smet, Wilfried Martens et Mark Eyskens) sont contre le confédéralisme. Libéré de la pression de la NVA, Yves Leterme ne parle que d’un fédéralisme plus poussé. Même un radical comme Luc Van den Brande souhaite encore un parlement et un gouvernement belges, ce qui n’est pas le concept du confédéralisme ! Depuis le départ de Jean-Marie Dedecker et de ses amis, le VLD souhaite la création d’une circonscription électorale nationale, ce qui n’existe pas dans une confédération. Par contre, la Liste Dedecker a opté officiellement pour le confédéralisme sans élections confédérales, ce qui est conforme avec ce concept. Le Vlaams Belang et la NVA sont pour le séparatisme, sans passer par le confédéralisme comme étape intermédiaire.

Les trois auteurs constatent que les Etats-Unis d’Amérique et la Suisse ont évolué d’un Etat confédéral à un Etat fédéral, et que les confédérations Sénégal-Gambie (de 1982 à 1989) et Serbie-Monténégro (de 2003 à 2006) n’ont pas duré longtemps.

Bref, cet ouvrage intéressant a le mérite d’expliquer la différence entre confédéralisme et fédéralisme, de montrer la confusion au sein de certains partis entre un fédéralisme plus poussé et le confédéralisme, et de constater que les vrais confédéralistes sont plutôt clairsemés dans le pays. L’asbl BPlus conclut que "l’analyse prouve que le confédéralisme est un modèle inefficace et non viable", et rappelle son souhait d’une réforme de l’Etat menant à la création d’une circonscription électorale nationale, à une hiérarchie des normes et un rééquilibrage des compétences au sein de la Belgique fédérale.

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