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03/03/2010

Ce soir sur France 3 : Des racines et des ailes en Bretagne

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Ce soir à partir de 20h35 sur France 3, un nouveau numéro du magazine « Des racines des ailes ».

« La Bretagne du Cœur » :

" Bretagne au cœur " nous emmène à la rencontre de passionnés qui s'engagent en faveur de tous les patrimoines de leur région. Dans le domaine de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine naturel, est tentée, à la pointe du Finistère, une expérience inédite avec le parc marin d'Iroise. Le patrimoine sacré de Bretagne — en particulier ses innombrables et précieuses églises de village — est au centre de toutes les attentions et génère une large mobilisation des populations. L'histoire de la Bretagne et le patrimoine qui en témoigne aujourd'hui font également l'objet de recherches, qui permettent à tous de mieux comprendre ses relations tumultueuses avec le royaume de France, ainsi que la fortune de ses marchands au XVIe siècle.

Thierry Canteri est directeur du parc marin d'Iroise dans le Finistère ; protéger ce patrimoine culturel et naturel, tout en permettant aux activités humaines de s'épanouir, tel est l'objectif de Thierry. Ce parc possède, entre autres richesses, une des seules colonies de phoques gris en France et le plus vaste champ d'algues d'Europe. Thierry Canteri nous présente également un autre exemple de développement durable sur l’île de Quéménès, située dans l’archipel de Molène. Un jeune couple, David et Soizic Cuisnier, y fait revivre une ferme insulaire.

Marie-Suzanne de Ponthaud, architecte en chef des monuments historiques, voue, quant à elle, une véritable passion au patrimoine sacré de Bretagne. Des églises et des abbayes à l’architecture et aux décors très originaux: cernés par des enclos paroissiaux, leurs calvaires sont de véritables chefs d’œuvre. Au cœur de l’église du village de La Martyre, Marie-Suzanne dirige la restauration de superbes vitraux du 16ème siècle. A Landéda, dans le Finistère, elle restaure aussi une église abbatiale dont la toiture est tombée il y a près d’un siècle : l’abbaye Notre-Dame des Anges. En restituant le toit d’origine du bâtiment, elle espère contribuer à sauvegarder l’une des dernières carrières d’ardoise de Bretagne.

Nicolas Fauchère, historien et archéologue, est passionné par la Bretagne, ses personnages mythiques et ses châteaux légendaires. Le long de l’ancienne frontière qui séparait autrefois le duché de Bretagne du royaume de France, il croise Gilles de Retz - le plus grand tueur en série de notre histoire ; le duc François II, qui ne put résister aux armées du roi de France ; sa fille Anne, qui ne parvint pas à empêcher le rattachement du duché de Bretagne, en 1532.
Nicolas Fauchère nous entraîne à Vitré, une ville profondément transformée à la Renaissance par la confrérie des Marchands d’Outre-Mer.

Passion patrimoine : la Bretagne au coeur

Mercredi 03 mars 2010
20h35 à 22h25
Durée : 110 min

Des racines et des ailes
Passion patrimoine : la Bretagne au coeur

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14/02/2010

Pour la création d' une filière bretonne de démantèlement des vieux navires

Actuellement plus d' une vingtaine de coques rouillées , civiles et militaires ,encombrent et polluent la rade de Brest ; aprés les péripéties de l' ex- porte-avions Clémenceau et son départ vers le chantier anglais de démantèlement d' Hartlepool par décision du gouvernement français , les Bretons ont le droit et la volonté d' obtenirla création une filière bretonne de démantélèment , source d' emplois et respectueuse de l' environnement.

soutenir la création d' une filière bretonne de démantèlement des vieux navires à Brest

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URL Courte : http://6288.lapetition.be/

Signer la pétition / De petitie ondertekenen. Signer la pétition / De petitie ondertekenen.

05/01/2010

Hénaff, une success story à la bretonne

Depuis plus de 100 ans, l'usine Hénaff de Pouldreuzic produit les célèbres pâtés bretons, qui figurent d'ailleurs sur la première marche du podium des pâtés en boite français, avec 15% du chiffre d'affaires national. Hénaff est aussi la 1ère marque bretonne citée par les Bretons.

Il y a 15 ans, l’entreprise a lancé une gamme de verrines (pâtés et rillettes) qui ont fini par rencontrer un franc succès, puisqu'ils sont eux aussi les premiers en France sur ce marché. Une gamme de saucisses fraiches a plus récemment été lancée qui est également en plein développement. Tous produits confondus, Hénaff c’est 27 % du marché national.
Le cochon, matière première principale et essentielle de la marque, provient à 99 % de Bretagne (dont de plus en plus d'éleveurs de la filière Bleu Blanc Cœur convertis aux graines de lin).
Les fameuses boîtes bleues sont quant à elles réalisées, depuis 80 ans, par Franpac, à Douarnenez, juste à 15 km de Pouldreuzic.

 

Source : "Avec Hénaff, tout est bon dans le cochon breton" (Christophe Violette), Ouest France du 16 décembre 2009


 

23/12/2009

Bloavezh mat ha yec'hed mat

 

De la part de Claude Guillemain (claudeguillemain@yahoo.fr)

14/12/2009

La légende du Roi Arthur à la BNF de Paris (Site François Mitterand) ; jusqu'au 24 janvier 2010

Exposition

La légende du Roi Arthur

La légende du roi Arthur
Vincent de Beauvais, Miroir historial, deuxième quart du 15e siècle, Bruges – Combat d’Arthur et du géant
BnF, Manuscrits

 

Voir aussi

20 octobre 2009 - 24 janvier 2010
site François-Mitterrand / Grande Galerie
Apparu sous une forme légendaire dès le VIIe siècle, présenté comme une véritable figure historique par Geoffroy de Monmouth au début du XIIe siècle, mis en roman par Chrétien de Troyes, sujet de grandes sommes romanesques comme le Lancelot-Graal et le Tristan en prose, objet de nombreuses adaptations cinématographiques, le roi Arthur ne cesse de faire rêver.
A la fois érudite et accessible à tous, l'exposition de la Bibliothèque  nationale de France présente les plus belles œuvres médiévales inspirées par la légende : manuscrits, objets d'orfèvrerie, ivoires… Elle interroge l'histoire des textes et l'historicité du Roi Arthur, aborde les grands thèmes arthuriens, tels que la chevalerie, l'amour courtois ou les grands personnages comme Arthur et Merlin. Elle évoque aussi la réception du mythe, de l'Europe médiévale à nos jours, à travers des arts aussi différents que la littérature, la peinture, l'opéra, le cinéma ou le jeu vidéo.
Cette exposition s'inscrit dans un cycle d'expositions autour du roi Arthur : elle succède à l'exposition Le roi Arthur, une légende en devenir, présentée à Rennes en 2008-2009, et précède l'exposition qui aura lieu à Troyes en 2011.

En partenariat avec : Metro, La chaîne Histoire, le Musée national du Moyen-Âge (Cluny).

Public en situation de handicap :

Accès gratuit à l’exposition La légende du roi Arthur pour toute personne en situation de handicap et son éventuel accompagnateur.
Pour les personnes déficientes visuelles : prêt à l’entrée de l’exposition sur présentation d’une pièce d’identité, d’un livret d’accompagnement à la visite en gros caractères et en braille, plan en relief, textes de présentation des éléments sonores et tactiles, représentation et blason d’Arthur, carte, chronologie… et d’un audioguide pour entendre les commentaires du commissaire présentant une trentaine de pièces de l’exposition.
Pour préparer ou prolonger la visite : téléchargement de ce parcours commenté sur bnf.fr.
Pour les visiteurs sourds : deux visites de l’exposition sont prévues en langue des signes, le samedi 12 décembre de 10h30 à 12h et le jeudi 14 janvier 2010 de 17h à 18h30. Réservation obligatoire au 01 53 79 4949 ou visites@bnf.fr.



Présentation vidéo de l’exposition



Un conteur dans l'exposition. Philippe Imbert à 14h30 et à 16h tous les dimanches et les samedis 31 octobre, 19 et 26 décembre.


mardi-samedi 10h-19h dimanche 13h-19h
tarif plein : 7 €
tarif réduit : 5 €

Tarif réduit accordé aux visiteurs et aux amis du Musée de Cluny qui accorde de son côté le tarif réduit (6 €) sur présentation du billet de l’exposition de la BnF
Partenariat avec le Théâtre de la Colline donnant droit à un tarif réduit

Un conteur dans l'exposition " La légende du roi Arthur" jusqu'au 3 janvier
Philippe Imbert vous propose un libre récit de la Geste d'Arthur à 14h30 et à 16h tous les dimanches et les samedis 31 octobre, 19 et 26 décembre.
Renseignements au 01 53 79 49 49

Visites guidées
• Individuelles : Visites guidées mercredi, samedi et dimanche à 15h - 3 € (+ prix du titre d'accès) Renseignement et inscription : 01 53 79 49 49
• Pour les groupes : Tarifs, renseignements et réservation obligatoire au 01 53 79 49 49.

Activités pédagogiques
• Pour les classes : - visites guidées pour les classes mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 10h et 11h30 - visites contées pour les élèves (primaire et collège) mardi, jeudi , vendredi à 14h - visites couplées avec le Musée de Cluny (Musée national du Moyen Âge) - Ateliers autour de la fabrique du livre médiéval (primaire et collège) Tarifs, inscriptions et réservations obligatoires au 01 53 79 49 49
• Pour les enseignants : Visites guidées tous les mercredis à 14h30. Dossiers disponibles sur simple demande

Journée événement jeu de rôle à la BnF :
Le samedi 5 décembre, la BnF, le collectif Imaginez.net et la Fédération française des jeux de rôle proposent de découvrir les légendes arthuriennes sous l’angle original et ludique du jeu de rôles.
Pour en savoir plus et participer : http://expositions.bnf.fr/arthur/pedago/jeu.htm

Lire
l'article de Chroniques, le magazine de la BnF n°50 [fichier .pdf, 1158 ko, 3 p.]
l'article de Chroniques, le magazine de la BnF n°51 [fichier .pdf, 653 ko, 5 p.]
Voir l'exposition virtuelle
Télécharger
la bibliographie Le mythe arthurien dans la littérature française médiévale [fichier .pdf, 404 ko, 46 p.]
la bibliographie Le mythe arthurien dans la culture anglaise [fichier .pdf, 50 ko, 4 p.]

12/12/2009

Parti Breton, UDB : la vaine concurrence

Modèle horizontal, et non pas vertical

 

 

Dans le monde postmoderne, toutes les formes politiques héritées de la modernité deviennent obsolètes.

La vie politique ne se résume plus à la concurrence des partis. Le modèle « léniniste », dans lequel les partis cherchaient à arriver au pouvoir pour appliquer leur programme, est largement périmé, car la marge de manœuvre des gouvernements, qu’ils soient nationaux ou régionaux, se réduit un peu plus tous les jours. Les États-nations perdent à la fois leur centralité et leur légitimité.
Leur centralité parce qu’ils sont désormais trop grands pour répondre aux attentes quotidiennes des gens, mais en même temps trop petits pour faire face au déploiement planétaire des problématiques et des contraintes.
Leur légitimité parce que, les creusets institutionnels d’intégration sur lesquels ils s’appuyaient autrefois (l’école, l’armée, les syndicats, les partis, etc.) étant tous entrés en crise les uns après les autres, ils ne sont plus producteurs de social.

Le lien social se reconstitue dès lors à l’écart des autorités administratives et des institutions surplombantes. La globalisation entraîne un divorce entre le sens et le signe, qui se traduit par une désymbolisation généralisée de la vie politique. La crise de la représentation, la montée de l’abstention dans les consultations électorales, la floraison des populismes et des nouveaux mouvements sociaux, sont encore d’autres symptômes caractéristiques de cette évolution.

Si nous assistons simultanément à la fin des Etats-nations au profit des communautés et des continents, à la fin des organisations de masse au profit des réseaux, à la fin du modèle de l’explosion/révolution au profit de celui de l’implosion/dispersion, à la fin des logiques territoriales au profit des logiques transnationales, à la fin de l’individualisme solitaire au profit de l’intersubjectivité des groupes, on ne peut pas dire que les Bretons aient encore bien compris les enjeux de ces transformations profondes.

Arc-boutés sur des modèles du passé, les yeux rivés sur le rétroviseur de l’histoire, l’Emsav tente encore de nous faire croire qu’ils ont compris le sens des cinquante dernières années.

Il fut un temps où ce qui était supposé menacer l’ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c’était la révolte des masses. De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie, et notamment à la tête des partis politiques et des services publics en général.

Ainsi s’élargit jour après jour, la faille profonde et qui va en s’élargissant entre le monde politique et les membres plus humbles de la société qui redoutent désormais de voter pour des bureaucrates dépourvus de tout sentiment d’identité ou d’appartenance nationale.

Le monde globalisé, aujourd’hui, est avant tout un monde de réseaux. Ces réseaux associent des individus en fonction de leurs affinités, de leurs opinions ou de leurs centres d’intérêt, sans qu’entre en ligne de compte leur plus ou moins grande proximité territoriale. Leur grande caractéristique — qui les distingue des autres organisations — est qu’il n’ont ni centre ni périphérie : tout point d’un réseau est à la fois central et périphérique. Les réseaux sont aujourd’hui de toutes sortes : réseaux politiques, industriels et financiers, réseaux d’information, réseaux criminels, réseaux terroristes, etc. Leur mode de fonctionnement est essentiellement celui de la délocalisation.

Ces quelques considérations suffisent à comprendre combien il serait vain de chercher à identifier un « chef d’orchestre » de la politique bretonne de l’Emsav.

Dans la mesure où elle consiste essentiellement en une multiplication de réseaux, la vie politique bretonne n’a ni centre ni opérateur ou poste de commandement central. La puissance bretonne fonctionne selon la logique propre aux Celtes: modèle horizontal, et non pas vertical, « cybernétique » et non pas actionné ou commandé à distance.

La cause du développement de la Bretagne tient dans sa seule existence.

Claude Guillemain

Breizh 2004
Réseau des Bretons de l’Etranger

Lire : http://an-erminig.hautetfort.com/archive/2009/12/11/8e8d0...

06/12/2009

Un village breton 100% écolo

Amélie Cano

Serge Moëlo (à droite), avec un des habitants de l'écohameau citoyen (photos : Amélie Cano).
Serge Moëlo (à droite), avec un des habitants de l'écohameau citoyen (photos : Amélie Cano).

REPORTAGE - S'inspirant d'exemples en Allemagne et en Autriche, ce village breton de 450 habitants vit depuis dix ans selon les principes du développement durable.

Assis dans son bureau, Serge Moëlo, le maire de Silfiac, est intarissable sur son nouveau projet : un pôle intergénérationnel, qui abritera des logements pour personnes âgées dépendantes et des studios pour les puéricultrices de la commune. Pendant qu'il parle, il ne cesse de fouiller dans les nombreux dossiers qui encombrent la pièce, avant de brandir triomphalement les plans du futur bâtiment. «Nous voulons installer une centrale photovoltaïque sur le toit, pour en faire un bâtiment à énergie positive» s'enthousiasme-t-il. Des projets comme celui-ci, Serge Moëlo en a plein la tête. Maire de Silfiac depuis 1995, c'est en grande partie sous son impulsion que cette petite commune de 450 habitants a fait le choix du développement durable, il y a près de dix ans.

 


 

Condamnée

Nichée au cœur de la Bretagne, aux confins du Morbihan, dans cette zone que l'on a souvent décrite comme désertée, voire condamnée, rien ne prédisposait Silfiac à devenir une référence en matière de développement durable. Largement tourné vers l'agriculture, le village voit peu à peu disparaître ses habitants. Au début des années 1990, son école est menacée de fermeture. «Je suis arrivé à un moment où il fallait réagir, on était au fond du trou», explique Serge Moëlo. Alors adjoint au maire, il s'évertue à sauver l'école du village grâce à des initiatives originales. Avec d'autres conseillers municipaux et les enseignants, il explique aux élèves la vie municipale. Les enfants organisent un vote dans toute la commune pour baptiser leur école, et vont jusqu'à réaliser un vrai-faux mariage breton, avec banquet et documents d'état civil à l'appui. Peu à peu, les habitants de Silfiac regardent d'un autre œil ce drôle d'adjoint aux initiatives si peu orthodoxes.

 

Hameau éco-citoyen

La commune investit dans le tourisme vert, développe des sentiers de randonnée, préserve son bocage. En 2001, elle franchit un cap. Silfiac possède une quinzaine de terrains à vendre. Le conseil municipal se prononce en faveur d'un hameau écocitoyen. Développé en Allemagne ou en Scandinavie, ce concept vise à associer normes environnementales sévères et organisation sociale responsable. «On a dû élaborer un cahier des charges, définir des objectifs en matière d'économies d'eau, d'énergie, de mixité sociale» se souvient Serge Moëlo. Une quinzaine de maisons s'élèvent aujourd'hui à la sortie du bourg. Les habitants viennent de toute la France, ravis d'avoir enfin trouvé un endroit où réaliser leur rêve écologique. D'autant que la plupart d'entre eux ont des revenus modestes, et accèdent pour la première fois à la propriété. Françoise, jeune retraitée, arrive de Paris. Elle a opté pour une maison bioclimatique, toute en bois, et se chauffe grâce à un système géothermique. «C'est un projet que je nourrissais depuis longtemps, j'ai étudié les différentes possibilités avec un cabinet d'architecte avant de me décider,» dit-elle.

 

Laboratoire à ciel ouvert

L'électricité provient des trois éoliennes qui surplombent le village, les eaux usées du bourg sont en partie assainies grâce au lagunage, les déchets sont triés, les espaces verts sont biologiques… «Cela prouve qu'il est possible de vivre de manière plus durable» affirme le maire. Des réalisations qui n'auraient pas été possibles sans le réseau de solidarité tissé avec une centaine d'autres villages bretons engagés dans le développement durable, et sans les subventions accordées par la région, le département ou l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). «Si des petites communes comme les nôtres peuvent le faire, alors les grandes villes n'ont plus d'excuses» sourit Serge Moëlo d'un air malicieux. Grâce à son dynamisme, Silfiac a pu développer l'emploi local, conserver son école, et même attirer de nouveaux habitants. Serge Moëlo, quant à lui, a atteint l'objectif qui lui tient à cœur : redonner aux habitants une meilleure opinion d'eux-mêmes. «On a longtemps vu la campagne comme un univers en perte de vitesse, uniquement voué à la désertification. Aujourd'hui, ils se rendent compte qu'ils peuvent être porteurs de solutions, que le monde rural est au cœur des enjeux de notre société».

05/12/2009

Lannion-Paris. Airlinair vise 40.000 passagers

Lannion-Paris. Airlinair vise 40.000 passagers

Faire redécoller la ligne aérienne Lannion-Paris : ce sera la lourde tâche d'Airlinair. La compagnie mise sur des promotions tarifaires et sur la relance du trafic d'affaires, pour remonter à 40.000 passagers.

«Paris-Lannion, c'était notre premier vol, le 17 mai 1999.» Lionel Guérin, P-DG d'Airlinair, présent hier à Lannion, n'a pas caché sa satisfaction de reprendre la ligne aérienne vers la capitale. Après dix ans à transporter les voyageurs par affrètement d'Air Liberté, Air Lib' puis Brit Air, Airlinair vole depuis le 23 novembre sous son propre pavillon entre Lannion et Paris. Pourtant, la mission confiée par le syndicat de l'aéroport de Lannion-Côte de Granit n'a rien d'un cadeau. Depuis deux ans, le trafic est en chute libre : 50.000 passagers en 2007, à peine plus de 41.000 en 2008 et aux environs de 35.000 en 2009.

«Tarification de crise»

Pour relancer la fréquentation, Airlinair mise sur «une tarification de crise», c'est-à-dire une baisse des tarifs, que les clients jugeaient trops élevés, de manière récurrente. Les nouveaux tarifs s'échelonneront, pour un aller-retour, de 160 à 514 €. Une promotion à 49 € l'aller simple est même en vigueur jusqu'au 24 décembre. «Dès le départ, on veut créer les conditions pour redécoller», a affirmé Lionel Guérin. Sa priorité: la clientèle économique du plateau industriel de Lannion, qui a fait la rentabilité de la ligne par le passé.

Travailler avec les PME

Des rencontres ont déjà eu lieu avec France Télécom et Alcatel-Lucent (2.000 salariés à eux deux) et des discussions sont en cours avec les petites et moyennes entreprises, qui ne bénéficiaient jusque-là d'aucun tarif préférentiel. «Nous voulons leur proposer un contrat et leur rendre l'avion accessible», a annoncé Lionel Guérin, qui vise un objectif global de 40.000 passagers par an. Cette relance de la ligne se fera avec un fort soutien public. Le déficit, estimé à 2,4 M€ pour 2010, sera couvert à 65% par l'État et pour le reste par les collectivités locales, au premier chef le conseil général. «Le ticket d'entrée est élevé», a encore souligné hier Michel Brémont, vice-président du conseil général. Mais, pour les élus locaux, le soutien à l'activité économique est à ce prix. Toutefois, l'engagement de l'Etat et de plusieurs collectivités est limité à un an. Le ciel aérien de Lannion, bien pluvieux hier, n'est pas encore éclairci.

Airlinair est une compagnie française détenue à 60% par son P-DG fondateur et à 40% par Brit Air. 130 vols quotidiens sur des liaisons régionales en France, 24 avions et près de 500 salariés.

  • Jean-Luc Le Roux

11/11/2009

Erika : « Vous avez tous commis des fautes... »

mercredi 11 novembre 2009


Devant la Cour d'appel de Paris, l'avocate générale a demandé, hier, la confirmation des condamnationsà l'encontre de tous les prévenus.

On ne l'avait guère entendue depuis le début des audiences. Hier, Françoise Mothes s'est largement rattrapée. Pendant plus de trois heures, l'avocate générale a disséqué, au scalpel, les responsabilités des différents prévenus. Pour elle, ce n'est pas la météo ou un vice caché du navire qui explique le naufrage au large du Finistère, en décembre 1999. Mais bien le mauvais état et la corrosion aggravée du bateau.

Les fautifs ? L'armateur, bien sûr, Giuseppe Savarese, propriétaire endetté de l'Erika depuis 1994. Avec Antonio Pollara, son gestionnaire, il s'entendait pour faire réaliser « à l'économie » les réparations indispensables. Ainsi, celles entreprises, l'été 1998, au chantier de Bijella (Montenegro) : ils ne dépensent que 157 000 des 500 000 dollars prévus. Explication : le bateau allait bientôt avoir 25 ans et « ne serait plus accepté par les majors de l'industrie pétrolière ». Donc, inutile d'investir à fonds perdus.

L'année suivante, quand la corrosion des ballasts est détectée, ils ne prennent pas les mesures qui se seraient imposées. Françoise Mothes considère qu'ils ont commis « une faute caractérisée » en ne mettant pas le pétrolier « dans de bonnes conditions de navigabilité ».

Le Rina, ensuite, ce registre italien qui vérifiait l'état du bateau. Au printemps 1999, à l'issue de la visite annuelle, il conclut « qu'il faut faire des réparations ». L'inspecteur délivre néanmoins le certificat. Une « faute d'imprudence qui engage la responsabilité pénale du Rina », estime l'avocate générale.

« Total ne pouvaitpas ignorer »

Et Total, enfin, qui « avait un pouvoir de contrôle et de direction sur le navire » et se comportait comme un « donneur d'ordres ». Elle parle de sa « frénésie d'appels » pendant le naufrage et assure : « Total était mieux informé que le Cross Etel. »

Jamais, le groupe pétrolier n'aurait dû affréter le navire, assure Françoise Mothes. Il savait que l'Erika se rapprochait de ses 25 ans. Qu'il avait porté huit noms et connu trois pavillons ¯ dont le dernier, maltais, de complaisance ¯, quatre sociétés de classification, quatre sociétés de gestion. Et que des problèmes de solidité étaient apparus sur des sisterships sortis du même chantier de construction. « Total ne pouvait pas ignorer que l'Erika était potentiellement dangereux. »

« Vous avez tous commis des fautes. Vous êtes responsables du préjudice écologique » : 400 kilomètres de côtes souillées, 150 000 oiseaux mazoutés. La magistrate demande le maximum, la confirmation des peines prononcées en première instance : 75 000 € d'amende pour Savarese et Pollara, 375 000 € à l'encontre de Total, de sa filiale TPS (relaxée en première instance) et du Rina.

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