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05/12/2009

Lannion-Paris. Airlinair vise 40.000 passagers

Lannion-Paris. Airlinair vise 40.000 passagers

Faire redécoller la ligne aérienne Lannion-Paris : ce sera la lourde tâche d'Airlinair. La compagnie mise sur des promotions tarifaires et sur la relance du trafic d'affaires, pour remonter à 40.000 passagers.

«Paris-Lannion, c'était notre premier vol, le 17 mai 1999.» Lionel Guérin, P-DG d'Airlinair, présent hier à Lannion, n'a pas caché sa satisfaction de reprendre la ligne aérienne vers la capitale. Après dix ans à transporter les voyageurs par affrètement d'Air Liberté, Air Lib' puis Brit Air, Airlinair vole depuis le 23 novembre sous son propre pavillon entre Lannion et Paris. Pourtant, la mission confiée par le syndicat de l'aéroport de Lannion-Côte de Granit n'a rien d'un cadeau. Depuis deux ans, le trafic est en chute libre : 50.000 passagers en 2007, à peine plus de 41.000 en 2008 et aux environs de 35.000 en 2009.

«Tarification de crise»

Pour relancer la fréquentation, Airlinair mise sur «une tarification de crise», c'est-à-dire une baisse des tarifs, que les clients jugeaient trops élevés, de manière récurrente. Les nouveaux tarifs s'échelonneront, pour un aller-retour, de 160 à 514 €. Une promotion à 49 € l'aller simple est même en vigueur jusqu'au 24 décembre. «Dès le départ, on veut créer les conditions pour redécoller», a affirmé Lionel Guérin. Sa priorité: la clientèle économique du plateau industriel de Lannion, qui a fait la rentabilité de la ligne par le passé.

Travailler avec les PME

Des rencontres ont déjà eu lieu avec France Télécom et Alcatel-Lucent (2.000 salariés à eux deux) et des discussions sont en cours avec les petites et moyennes entreprises, qui ne bénéficiaient jusque-là d'aucun tarif préférentiel. «Nous voulons leur proposer un contrat et leur rendre l'avion accessible», a annoncé Lionel Guérin, qui vise un objectif global de 40.000 passagers par an. Cette relance de la ligne se fera avec un fort soutien public. Le déficit, estimé à 2,4 M€ pour 2010, sera couvert à 65% par l'État et pour le reste par les collectivités locales, au premier chef le conseil général. «Le ticket d'entrée est élevé», a encore souligné hier Michel Brémont, vice-président du conseil général. Mais, pour les élus locaux, le soutien à l'activité économique est à ce prix. Toutefois, l'engagement de l'Etat et de plusieurs collectivités est limité à un an. Le ciel aérien de Lannion, bien pluvieux hier, n'est pas encore éclairci.

Airlinair est une compagnie française détenue à 60% par son P-DG fondateur et à 40% par Brit Air. 130 vols quotidiens sur des liaisons régionales en France, 24 avions et près de 500 salariés.

  • Jean-Luc Le Roux

11/11/2009

Erika : « Vous avez tous commis des fautes... »

mercredi 11 novembre 2009


Devant la Cour d'appel de Paris, l'avocate générale a demandé, hier, la confirmation des condamnationsà l'encontre de tous les prévenus.

On ne l'avait guère entendue depuis le début des audiences. Hier, Françoise Mothes s'est largement rattrapée. Pendant plus de trois heures, l'avocate générale a disséqué, au scalpel, les responsabilités des différents prévenus. Pour elle, ce n'est pas la météo ou un vice caché du navire qui explique le naufrage au large du Finistère, en décembre 1999. Mais bien le mauvais état et la corrosion aggravée du bateau.

Les fautifs ? L'armateur, bien sûr, Giuseppe Savarese, propriétaire endetté de l'Erika depuis 1994. Avec Antonio Pollara, son gestionnaire, il s'entendait pour faire réaliser « à l'économie » les réparations indispensables. Ainsi, celles entreprises, l'été 1998, au chantier de Bijella (Montenegro) : ils ne dépensent que 157 000 des 500 000 dollars prévus. Explication : le bateau allait bientôt avoir 25 ans et « ne serait plus accepté par les majors de l'industrie pétrolière ». Donc, inutile d'investir à fonds perdus.

L'année suivante, quand la corrosion des ballasts est détectée, ils ne prennent pas les mesures qui se seraient imposées. Françoise Mothes considère qu'ils ont commis « une faute caractérisée » en ne mettant pas le pétrolier « dans de bonnes conditions de navigabilité ».

Le Rina, ensuite, ce registre italien qui vérifiait l'état du bateau. Au printemps 1999, à l'issue de la visite annuelle, il conclut « qu'il faut faire des réparations ». L'inspecteur délivre néanmoins le certificat. Une « faute d'imprudence qui engage la responsabilité pénale du Rina », estime l'avocate générale.

« Total ne pouvaitpas ignorer »

Et Total, enfin, qui « avait un pouvoir de contrôle et de direction sur le navire » et se comportait comme un « donneur d'ordres ». Elle parle de sa « frénésie d'appels » pendant le naufrage et assure : « Total était mieux informé que le Cross Etel. »

Jamais, le groupe pétrolier n'aurait dû affréter le navire, assure Françoise Mothes. Il savait que l'Erika se rapprochait de ses 25 ans. Qu'il avait porté huit noms et connu trois pavillons ¯ dont le dernier, maltais, de complaisance ¯, quatre sociétés de classification, quatre sociétés de gestion. Et que des problèmes de solidité étaient apparus sur des sisterships sortis du même chantier de construction. « Total ne pouvait pas ignorer que l'Erika était potentiellement dangereux. »

« Vous avez tous commis des fautes. Vous êtes responsables du préjudice écologique » : 400 kilomètres de côtes souillées, 150 000 oiseaux mazoutés. La magistrate demande le maximum, la confirmation des peines prononcées en première instance : 75 000 € d'amende pour Savarese et Pollara, 375 000 € à l'encontre de Total, de sa filiale TPS (relaxée en première instance) et du Rina.

07/11/2009

Bernadette MALGORN son rendez-vous du jour!

Bernadette MALGORN était aujourd’hui sur le plateau de France 3 Région Bretagne.Dans l’émission “La voix est libre” Madame MALGORN s’est présentée encore un peu plus aux Bretonnes et aux Bretons.